SAINT-MALO, la cité corsaire       

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 Les remparts de Saint-Malo

Saint-Malo, ville fortifiée est ceinturée par une muraille de granit. Saint-Malo Intra-Muros se trouve donc à l'intérieur des remparts. L'enceinte urbaine actuelle a été construite en 2 grandes étapes : l'enceinte primitive construite à partir du XII ème siècle sous l'impulsion de l'Evèque Jean de Chatillon comprenait une surface de 16 hectares. Cette surface fut agrandie jusqu'à 24 hectares, au cours des "accroissements' successifs décidés par Vauban et Siméon de Garangeau pour renforcer la défense de la ville contre les attaques Anglo-hollandaises. Le premier accroissement, projeté dès 1689 par Vauban, permit d'ouvrir en 1709, la porte Saint-Vincent, et de gagner sur la mer tout un nouveau quartier en reliant cette dernière à la Grand Porte avec un nouveau mur d'enceinte, percé de vingt-deux embrasures et abritant trente-deux magasins surmontés de logements voutés "à l'épreuve de la bombe".

Six portes permettent l'accès à l'Intra-Muros : La Porte Saint-Vincent ( la plus touristique ) - la Grand Porte - la Porte Saint-Louis - la Porte de Dinan - la Porte Saint-Thomas - la Porte Saint-Pierre

   

     La Porte Saint-Vincent                                        La Grand Porte                                            La Porte Saint-Thomas

                                                                          

 

Tour des remparts : 1 750 m

Épargnés par les bombardements américains du mois d’août 1944,  les remparts de Saint-Malo sont classés monuments historiques.

Une belle rencontre au cours d'une promenade sur les remparts :

Après le cheval ou le chien "meilleur ami de l'homme", voici le goeland argenté, "meilleur ami du Malouin" !!

Le Chateau de Saint-Malo

Le Chateau de Saint-Malo, type chateau fort médiéval, de forme pentagonale, fut construit pour affermir le pouvoir des Ducs de Bretagne contre l'esprit d'indépendance des malouins. Le Duc Jean V de Bretagne commence la construction du Grand-Donjon en 1424. En 1475, Le Duc de Bretagne François II construit la grosse tour appelée "La Générale". Sa fille Anne de Bretagne fait édifier quelques années plus tard, la tour "Quic-en-Groigne" ; les malouins de l'époque étaient opposés à la construction de cette nouvelle tour ; Anne de Bretagne fera, comme une provocation, graver à la fin de la construction de la tour l'inscription suivante : "Quic en groigne ( quiconque en grogne ), ainsi sera car c'est mon bon plaisir". Cette inscription sera effacée à la Révolution. La tour nord-est, appelée "Tour des Dames", et celle du sud-est, nommée "Tour des Moulins" furent exécutées dans les années suivantes.

En 1590, le Chateau fut pris d'assaut par les Malouins qui ne voulaient pas se soumettre au Roi Henri IV protestant, et le Gouverneur qui voulait lui livrer la ville fut tué au cours de l'émeute. Et les insurgés proclamèrent Saint-Malo "République Malouine", territoire indépendant, hors du giron des rois de France ; cet épisode durera 4 ans, jusqu'à la conversion du Roi Henri IV au catholicisme, entre autres accords. Au XIXème siècle, le Chateau devient caserne, jusqu'en 1921, date de l'acquisition d'une partie des batiments par la Municipalité. La Mairie actuelle y a installé ses bureaux.

Le Grand Donjon a particulièrement été endommagé par les bombardements d'août 1944. Les Monuments Historiques vont procéder à la restauration "à l'identique" de l'édifice. Le musée d'histoire se trouve dans la Tour Générale. La visite du musée, outre de belles pièces comme les portraits de Robert Surcouf et Chateaubriand, des objets et des documents sur la vie des corsaires, des terre-neuvas, etc...permet, par un petit escalier en colimaçon, la montée tout en haut de la tourelle du Donjon : belle vue sur Saint-Malo à 360°.

 

   

Le plan du Chateau

 

Une partie d'un grand tableau ( huile sur toile ) au Musée d'histoire de Saint-Malo. L'entrée d'Anne de Bretagne à Saint-Malo. Anne de Bretagne, dernière héritière de la dynastie des Ducs de Bretagne, fut deux fois Reine de France par ses mariages successifs avec le Roi Charles VIII, puis à la mort de celui-ci, avec le Roi Louis XII ; elle symbolise dans le coeur des Bretons, l'autonomie de la Bretagne qui a pris fin à sa mort en 1514 au Chateau de Blois, la Bretagne devenant définitivement rattachée à la France.

La maison de CHATEAUBRIAND 

       

    Maison de Chateaubriand , avec au dessus, le blason avec l'inscription suivante "Mon sang a teint les bannières de France"                                                                   

François-René de CHATEAUBRIAND, grand écrivain français, précurseur du Romantisme, est né dans cette maison le 4 septembre 1768 ; elle se trouve dans la cour de l'Hotel Chateaubriand. Extrait des Mémoires d'Outre-tombe " la chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre, on aperçoit une mer qui s'étend à perte de vue en se brisant sur des écueils."  Les chambres coté mer, de l'hotel Chateaubriand, donnent sur la mer, et sur des rochers, dont notamment le Grand Bé, où Chateaubriand a demandé à avoir sa tombe, sans aucune inscription, et n'avoir comme seule compagnie "que le bruit de la mer et du vent".

 

Le rocher du Grand Bé - vue du rempart en face de l'hotel Chateaubriand                                        Le tombeau de Chateaubriand

 

L'hotel Magon ,appelé aussi hotel d'Asfeld

   

La Demeure de Corsaire – Hôtel Magon est un "Hôtel Particulier" construit en 1725 pour François - Auguste Magon de la Lande, Directeur de la Compagnie des Indes Orientales, Armateur et Corsaire du Roy à Saint-Malo. Cette demeure est aujourd'hui entièrement classée Monument Historique. Elle est située à Saint-Malo intra-muros, en face de la porte Saint-Louis ; elle comporte près de soixante pièces, dont trente avec une cheminée intérieure, et a une surface de 684 mètres carrés au sol. C'est l'un des derniers hôtels dont le style est caractéristique des maisons de Corsaires à Saint-Malo. Sa façade sobre à hautes fenêtres, précédée d’un perron en hémicycle est surmontée d’un toit aigu, de lucarnes et de cheminées monumentales.

A l’intérieur, un escalier majestueux à rampe en fer forgé distribue les salons à boiseries, les antichambres aux cheminées en marbre, les chambres d’apparat, et d’autres pièces desservant parfois des escaliers dérobés. L’un d’eux aboutit à une terrasse d’où l’illustre Armateur pouvait suivre les allées et venues de ses navires dans le port. Cette demeure est devenue propriété privée, mais les propriétaires l'ont ouverte au public pour des visites guidées, des séminaires et réceptions et même comme hébergement en chambre d'hôtes : www.demeure-de-corsaire.com

Hors vacances scolaires : tous les jours à 15h (fermé le lundi).
Juillet, août et vacances scolaires : tous les jours de 10h à 11h30 et de 14h30 à 17h00 (fermé le dimanche matin)

La Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo

 

La cathédrale  est une ancienne cathédrale catholique romaine. Son architecture mélange les styles roman et gothique, et elle est classée monument historique.

L'évêché de Saint-Malo fut créé en 1146 par Jean de Chatillon.  Au XIXe siècle, Napoléon III se laissa convaincre par l'abbé Huchet de faire coiffer la tour d'une grande flèche ajourée en style breton en pierre de Caen en 1858, laquelle fut entourée de quatre clochetons ajourés. Cette flèche d'une hauteur impressionnante et visible partout, remplaça un petit dôme d'ardoise. La croix de couronnement, au sommet de la flèche est posée en 1860.

Au XXe siècle enfin, la cathédrale fut endommagée lors des combats d'août 1944. La flèche fut pilonnée par un destroyer allemand, croyant qu'elle pourrait servir de repère aux Américains, et elle s'écroula sur la chapelle dite du Sacré-Cœur. Les dégâts nécessitèrent une restauration importante qui débuta dès 1944,  et qui ne se termina qu'en 1972. Ceux-ci furent plus importants qu'initialement prévus, ayant pour conséquence que l'enveloppe des dommages de guerre ne suffit pas à la reconstruction complète de l'édifice. En effet la reconstruction de la nef absorba le budget prévu pour la flèche. Plus de dix ans après la fin de la reconstruction de la ville, et après plusieurs levées de fonds qui se firent jusqu'au Canada, la flèche de la cathédrale put être enfin rebâtie avec une hauteur identique à l'originale.

                                                                          

                 Dans la nef principale, se trouve cette plaque en hommage à Jacques CARTIER, grand navigateur

Les vieilles rues de Saint-Malo Intra-Muros

    

Plaque d'égout avec la devise malouine "Semper Fidelis" ( toujours fidèles ), en souvenir des fameux chiens du Guet, lachés de l'aube à l'aurore pour protéger la ville des pillards. La meute de 24 chiens, protégeant le port et les remparts, remonte à la fondation de la Cité par Jean de Chatillon au XIIème siècle. Dès 1513, l'existence de la meute est confirmée par un édit d'Anne de Bretagne. Des "chiennetiers" sont alors chargés du dressage et de l'entretien des dogues. Les chiens étaient lachés chaque soir à 10 heures et les habitants en étaient prévenus par la Noguette, cette cloche qui annonçait aussi la fermeture des portes de la ville. Les molosses étaient ensuite rassemblés au petit matin à la trompette et gardés au chenil pour la journée. Cette pratique dura jusqu'au 24 mars 1770, jour où un officier de marine fut dévoré par les dogues. Les chiens furent alors empoisonnés. Un hotel Intra-Muros porte le nom "les chiens du guet".

Maison où Anne de Bretagne aurait séjourné pour superviser les travaux d'extension du Chateau.

La liste des hôtels Intra-Muros                                                                                                          Réalisation D.E - copyright 2018